Croyant ou mécréant ?

Croyant ou mécréant ?

« La religion empoisonne tout. La religion se mêle de sexe, contrôle ce que nous mangeons et exacerbe notre propension à la culpabilité en multipliant les interdits les plus arbitraires. La religion diabolise la science, se fait complice de l’ignorance et de l’obscurantisme. Source de haine, de tyrannie et de guerres, la religion met notre monde en danger. »

Christopher Hitchens, Dieu n’est pas grand : Comment la religion empoisonne tout

Les catholiques c’est un monde à part, et même un monde mental à lui tout seul. Biberonnés dès le berceau au saint lait de la doctrine officielle, les voilà prêts à tout gober. Et de fait, rien n’y fait. Ni les abus de leurs saints prêtres, ni la morale désuète, ni les dogmes obsolètes. Aucune science ne peut avoir raison de leur foi.

Conditionnés jusque dans le sein de leur Mère, fidèles au pape – parce qu’à Jésus, pensent-ils -, ils perpétuent une propagande immuable, une aliénation religieuse inexpugnable. Inquisition, esclavage, crise moderniste. Non, rien n’y fait. Ils ont le Christ vissé aux entrailles, et le mensonge en horreur. C’est un fait, ils ont une foi à soulever les montagnes. Depuis Adam et Ève, depuis le « péché originel ». Haut les cœurs !

Et si le doute venait jamais à s’insinuer, ce serait à coup sûr une tentation du malin. Cet éternel imposteur, qui cherche la chute de la sainte Église. Fondée sur le Christ, parole de magistère. Ainsi, rester envers et contre tout. La seul réside le salut éternel, loin du monde et de ses pauvres pécheurs. À un tel point, ça pourrait sembler ridicule. Des siècles pourtant que cela dure, et c’est leur force. Ce qui dure, n’a-t-il pas force de loi ? De loi naturelle ou divine, contre laquelle rien ni personne ne saurait prévaloir.

Alors, ils prient Marie, écoutent le pape, défilent dans les rues pour « défendre la vie ». Ils continuent à y croire, envers et contre tous. Ces « experts en humanité », qui n’auront cessé de défier la raison. Au nom du « mystère de leur foi », les voilà devenus incapables d’admettre leurs erreurs, leurs superstitions, les évidences du réel. Quitter serait trahir, c’est encore la sainte Église qui l’affirme.

C’est une réalité, ils n’ont jamais été de ce monde. Déjà au Ciel, celui des chimères et des illusions. Ils prétendent construire l’au-delà, bien que se servant allègrement de l’ici-bas. Sans jamais rien apporter de vrai, ni le moindre progrès à l’humanité. Ils vivent dans un « monde imaginaire », divisé en deux : eux et le reste de l’humanité.

Qui a bien pu leur faire croire que les religions émancipaient les hommes et les femmes ? Pourquoi, après tant de siècles d’abus et d’obscurantismes, accorder encore la moindre foi à tant de mensonges ? On en a suffisamment gobé, vous ne pensez pas ? Non, on ne peut vouloir la lumière, et demeurer dans l’obscurité.

Pascal HUBERT

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3 réponses sur « Croyant ou mécréant ? »

  1. Coucou Pascal

    Je ne crois pas que certains catholiques ont Jésus vissé à eux. Ils sont surtout dépendants du clergé et d’un système de domination qu’ils n’ont jamais remis ni en question ni en cause.
    La foi pour beaucoup n’existe qu’au travers du discours clérical. Ils ne connaissent pas Dieu, ni Jésus. Ils sont un peu comme les prisonniers du mythe de la caverne qui pensent le monde extérieur uniquement au travers des ombres effrayantes que leur projette le clergé pour qu’ils restent surtout bien attachés face au mur et ne cherchent pas à savoir vraiment de quoi il retourne.
    Je suis frappée souvent de constater que bien peu ont la foi, très peu vivent réellement avec Dieu une relation concrète quotidienne de parole, de partage, d’échange.
    Pourtant, beaucoup pensent croire en Dieu, en Jésus. Mais en réalité, ce qui leur plaît, c’est le roman clérical écrit sur le sujet. Qui les rassure, les conforte, apaise peut-être une partie de leurs peurs primordiales non résolues: peur de mourir, peur de l’abandon, peur du rejet, peur de l’humiliation, de la trahison…
    Dieu, Jésus ne sont pas des paravents à la peur, ni des rustines, ni des doudous confortables.
    Ni des alibis pour tenter d’imposer une domination totalitaire, masquer des appétits de conquête, de pouvoir, d’argent, de contrôle, d’anéantissement, d’assujettissement des individus.

    Se sont des guides pour travailler intérieurement, se trouver, s’accomplir plus pleinement et s’harmoniser avec les autres au fil du temps et des rencontres, des projets, des étapes de développement personnel qui sont à la fois semblables et uniques pour chaque humain.

    Dieu nous apprend l’Amour Infini, le Sien envers nous, envers l’ensemble des êtres. Il nous apprend à nous aimer pour ce que nous sommes entièrement, corps, âme, esprit sans jugement, sans peur. Pour pouvoir ensuite aimer autrui avec la même qualité d’amour. Et cet Amour n’est pas conditionné, ni conditionnel ni temporel. Cet Amour est déroutant justement parce qu’Il ne correspond pas à nos critères de valeur, ni à nos repères,ni à nos projections.
    Il est toujours hors cadres, hors champ, hors jeu, hors-la-loi.

    Cet Amour est inconfortable parce qu’Il ne repose sur rien de connu. Et Il est toujours présent pour nous dans la quintessence de ce que nous sommes et de ce que nous vivons, sans jamais l’être physiquement dans la matière.

    Le clergé par contre, enferme Dieu, Jésus dans des codes, des repères connus. Et c’est très rassurant, sécurisant pour beaucoup de croyants. Ces codes, ces repères sont déjà véhiculés par la société. Le clergé ne fait que répéter les lois régissant les sociétés monarchiques depuis le début du monothéisme.

    Je ne crois pas que certains catholiques vivent dans un monde imaginaire. Ils vivent surtout (en tout cas de mon point de vue) dans un fantasme de toute-puissance infantile. C’est à dire un truc qui leur ferait dire: je crois au clergé qui va finir par installer une théocratie militaire (seul régime honorable selon eux) et je fais partie d’une élite morale et sociale qui va sauver le monde, sera le bras armé de Dieu pour tuer tous les infidèles, les mécréants et ensuite se couvrir de gloire et recevoir une place divine au paradis. Le clergé l’a dit, donc c’est vrai.

    Clairement, en caricaturant à peine, quand tu écoutes certains catholiques conservateurs, intégristes, illuminés, c’est tout à fait cela qu’ils ambitionnent. Leur rapport à Dieu se résume à ça.
    Et ça fait super flipper parce que c’est délirant, abusif, totalitaire. Et que ça n’a rien à voir avec Dieu pour le coup ni avec l’Amour Infini et Inconditionnel.

    Jésus n’a jamais souhaité créer un nouveau clergé et encore moins une Eglise au sens institutionnel.
    Il parlait au coeur et à l’âme des gens, sans discrimination, sans calcul ni ambition. L’essentiel était pour lui de faire passer cet Amour au-delà de tout amour. Et de permettre à chacun de comprendre qu’il était aimé de Dieu et pouvait à sa place, le trouver, puiser dans ce lien d’Amour Infini énergie, plénitude et harmonie pour mieux partager avec d’autres. Que c’était ça le sens de toute quête humaine et spirituelle.

    Curieusement, le clergé semble n’avoir pas compris cela. Et continue de faire croire que Jésus voulait une institution, une Eglise, une nouvelle religion. En réalité, le clergé a besoin de faire croire cela parce que sinon, sur quoi reposerait son existence, son statut? Simplement sur l’ambition de dominer les individus de façon totale, absolue, arbitraire. Bref, une ambition matérielle aussi peu reluisante que celle de tous les individus dévorés d’ambition, de contrôle.
    Mettre Dieu en paravent pour justifier ses ambitions démesurées, ça donne tout de suite une dimension moins violente…C’est un outil marketing beaucoup plus vendeur, plus séduisant aussi.

    Mais au bout d’un moment, même avec une stratégie bien ficelée, ce comportement abusif finit par apparaître pour ce qu’il est réellement et non plus tel qu’il voulait se présenter.
    C’est ce que nous vivons actuellement…cette mise à nu de l’ambition criminelle cléricale, avec ses abus, dérives, errances, violences à tous niveaux et sur tout individu.

    Dieu n’est pas dans ces comportements ni dans ces logiques.
    Il a toujours été hors de ces schémas. Jésus aussi.
    Je suis souvent émue de constater que Dieu, Jésus sont davantage présents dans des lieux et près de personnes très éloignés des critères cléricaux.

    Et je suis vraiment heureuse de ressentir Sa Présence dans ce que je vis et rencontre au quotidien, dans le sourire, le rayon de soleil, la main tendue, l’oreille attentive, la caresse, le baiser, la fleur, le ronron du chat, le pain, le savoir, le beau moment, le chagrin, le deuil, l’unité, la joie, la paix partagés.

    La loi divine n’a rien à voir avec ce que le clergé présente.
    La loi divine est une guidance qui s’adapte à chacun, qui ne violente ni ne rejette jamais personne, qui aime, qui attend, qui laisse le temps de la prise de conscience, de la réflexion, accepte la possibilité d’autres choix, ne se lasse jamais, espère toujours peu importe les circonstances, l’humeur, le déni, les errances, les peurs.

    Certains catholiques ne sont surtout pas des experts en humanité.
    Ils ont déjà fui leur propre humanité comme si elle était une maladie honteuse.
    Ils sont mal à l’aise avec leur corps, leur psyché, leur rapport au monde.
    Souvent parce que leur propre famille, le clergé aussi, les ont complexés dès l’enfance en leur disant que le corps c’est mal, la psyché, il faut s’en méfier et que le monde est méchant et diabolique. Comment veux-tu pouvoir te construire positivement et avoir envie de vivre, d’aimer avec autant de jugements sans appel et de représentations négatives???

    Le déconditionnement d’un tel formatage prend du temps.
    Parfois toute une vie tellement le mal-être est profond et permanent. Assorti à la dépendance affective, en lien avec un manque cruel affectif originel.

    Ce n’est que lorsque l’humain a pris conscience de cela, compris et mesuré ces distorsions, qu’il peut enfin rencontrer Dieu tel qu’Il est et non tel qu’Il est montré par le clergé.
    Là peut commencer l’aventure amoureuse pleine et entière entre Dieu et nous.
    Si nous le voulons…

    Bises, Pascal!

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  2. Bonjour Françoise,
    Pour ma part, je pense qu’il faut pousser plus loin la réflexion et le déconditionnement.Le problème, avec les croyants, ce n’est pas seulement leur Institution cléricale. Plus fondamentalement, leur croyance entend se justifier par référence à « Jésus ». Un Jésus que personne n’a vu, dont les faits et gestes sont interprétés à l’infini et en tout sens. Un Jésus tantôt homme, tantôt Dieu. Un Jésus qui attendait le Royaume sur terre. Un Jésus qui, lui-même, avait une vision anthropomorphique de son « Père ». Bref, un Jésus influencé par les croyances de son époque et qui s’est pris pour Dieu. Or, malgré toutes ces incertitudes, les croyants le prennent comme « modèle » et en oublient parfois de vivre par eux-mêmes. Et vivre par procuration, au nom d’une représentation, s’avère souvent dangereux. Début de tant de dérives…
    Bises.

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  3. Coucou Pascal

    Tout le monde ne se réfère pas à Jésus, loin de là.
    Pour beaucoup, Jésus est un paravent, un alibi. La vraie croyance de beaucoup de croyants, c’est la croyance dans le clergé et les dogmes. Ca n’est que ça. Le clergé représente l’ordre, la sécurité, la hiérarchie. Des valeurs qui comptent dans beaucoup de familles patrilinéaires.

    Pour croire véritablement en Jésus, en Dieu, il faut une rencontre personnelle. Sortir du schéma de la pratique religieuse sociale et familiale. Et ça ne concerne pas tout le monde, loin de là. Plus tu avances dans le parcours, plus tu en prends conscience.
    Je ne crois pas que Jésus s’est pris pour Dieu. Il a amené vers Dieu. Ce qui est différent.
    Ce que beaucoup de croyants et d’incroyants d’ailleurs ne comprennent pas, c’est que Jésus a réalisé son unité intérieure dans son incarnation. Ce qui pour l’époque est une performance assez rare pour être soulignée. A partir de cette unité intérieure, il a un rapport à Dieu qui est un rapport fils à père. Il n’est pas dans un rapport hiérarchique. Il en est sorti. C’est pourquoi le lien entre lui et Dieu est si puissant, si familial et d’ailleurs fait peur au clergé de son époque et à certaines personnes qui le côtoient.
    Ensuite, je crois qu’il a perçu, comme certains d’entre nous qui avons vécu une expérience de mort imminente, ce qui s’opère d’unité, de paix, d’harmonie hors la vie. Et qu’à partir de là, il a dépassé aussi la peur de la mort, les peurs primordiales. Et tu le vois lors de l’épisode de la Transfiguration. L’expérience qu’il vit avec certains apôtres est de l’ordre de la NDE. Et c’est cet épisode qui lui permettra d’aborder la mort ensuite de façon plus conscientisée, en pouvant finir de traiter de façon profonde, les peurs de l’abandon, de la trahison, de l’humiliation, du rejet, de l’injustice. A travers sa Passion, il expérimente toutes les blessures de l’humanité. Et il les vit physiquement dans sa chair, en concentré et il va les dépasser. Et il nous explique comment.

    Ce que je trouve souvent hallucinant, c’est que très peu de clercs, de religieux comprennent cela.
    Ils restent figés dans des apparences, dans une histoire mythologique qu’ils voudraient historique.Et ils font des contresens énormes.
    Par exemple sur le pardon. Jésus sur la croix demande à Dieu de pardonner à ceux qui le tuent. Mais ce n’est pas lui qui pardonne. Il sait dans son humanité qu’il en est incapable. Mais Dieu le peut.
    Le pardon ce n’est pas nous qui pouvons le donner, c’est Dieu qui le donne ou pas d’ailleurs.
    Mais ça ne nous appartient pas. Donc nous n’avons pas à nous humilier nous-mêmes par rapport à ce que nous avons subi de la part d’autrui. Il suffit juste de remettre à Dieu cette souffrance et de dire: je ne peux pas pardonner ça, mais peut-être que Vous, Vous pouvez. Je Vous confie cela. Faites en ce que Vous pensez qui nous fera le plus avancer. Et c’est comme ça qu’on se libère de la douleur, des blessures. Qu’on prend de la hauteur sur les violences, le passé douloureux. Qu’on passe à autre chose et qu’on retrouve aussi la joie et l’unité intérieure.

    Dans mon parcours de foi, je comprends tout ça peu à peu et la NDE que j’ai vécue à près de 19 ans, m’aide énormément. J’ai l’impression de vivre des paliers de prise de conscience, de compréhension fine. Et ce que j’aime énormément, c’est de constater que Dieu me laisse le temps d’intégrer progressivement tout ça, au fil de la vie, des expériences, des rencontres, des partages. En NDE, j’ai mesuré tout ça de façon naturelle mais aussi brutale. Une fois revenue, j’ai gardé les grandes lignes de compréhension qu’il y a un écart immense entre la perception terrestre du divin et la réalité du divin, mais il me fallait reprendre progressivement tout depuis le début pour faire les mises à jour à mon rythme. Et cette lenteur, c’est pour moi un immense cadeau. Et je ne peux que Le remercier pour ça.

    Je ne crois pas que Jésus attendait le Royaume sur terre à son époque. Mais qu’il se sentait une responsabilité en tant que personne éveillée spirituellement, de donner des clés de compréhension assez fortes du Divin, de l’unité intérieure pour que ça puisse infuser l’humanité durablement. Permettre des prises de conscience, des dépassements à la fois personnels et collectifs. Ca c’était primordial pour lui.
    Et il a eu raison de le faire.

    Le souci, c’est que l’interprétation et j’allais dire la récupération que le clergé a faite, a changé le message et sa signification. Le clergé s’est cru Dieu à la place de Dieu, Jésus à la place de Jésus.
    Ce qui a corrompu tout. Et a amené tous les crimes, dérives que l’on sait. Comme je le disais l’autre jour sur l’Envers du Décor, la Parole de Dieu, on l’enferme pas dans un tupperware. Sinon, tout le bon du message est corrompu.

    Heureusement, Dieu a permis des prises de conscience, par delà le détournement clérical.
    Ce qui permet toujours à l’humanité d’avancer et de progresser dans la compréhension du message christique. Et ça aussi c’est une grâce immense.

    Jésus je trouve, nous renvoie à nous-mêmes pour progresser et comprendre des choses à différents niveaux. Il nous renvoie à la vie quotidienne. A des choses très prosaïques, des expériences premières. Il n’a pas pour but de faire de nous des illuminés, des personnes déconnectées de la vie.

    Là aussi le clergé pédale à côté du vélo la plupart du temps. C’est pourquoi la rencontre avec Jésus, avec Dieu se doit être personnelle. Détachée du monde clérical au moins à un certain stade pour aller plus loin dans la compréhension et l’avancement spirituel et humain.

    Je te partage ce que j’en comprends et en ai compris au fil du temps.

    Après, chacun voit midi à sa porte.

    Je t’embrasse très fort.

    Amitiés
    Françoise

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