De l’autre côté du miroir

De l’autre côté du miroir

L’impression de passer de l’autre côté du miroir. Là où la réalité n’est plus fusion avec l’illusion. Là où la clarté du regard brise les vaines croyances religieuses. Là où la grandeur de l’être rejoint la fidélité à soi. Dès lors que tu quittes le rivage de tes certitudes, un autre monde s’offre à toi. Houleux et incertain, instable et désirable. Des horizons neufs, des yeux écarquillés. Une audace jusqu’alors inconnue.

Briser ses chaînes, son monde mental, la peur du regard. Être au lieu de paraître, bousculer au lieu de plaire, ouvrir la bouche plutôt que de se taire. Nécessaires remises en question. Suite à un malaise, une survie, un moi étriqué. Ne plus rêver sa vie, ne plus se soumettre, briser ses chaînes. Oser se faire confiance, s’étonner soi-même, faire un pas dans l’inconnu. Un pas de côté, pour sortir du cercle, de la routine. De la survie justement.

Ce passé qui se rappelle à toi, ces nuits sans sommeil. À cause d’un mot dur, d’une odeur, d’un mauvais souvenir. Il te faut tout embrasser, ne plus te renier. Le passé a vraiment existé. L’horreur, les violences, les pleurs. Je sais. Moi aussi, je dois vivre avec. Tenter de digérer, de dépasser, de canaliser. Mieux qu’avant, si possible. Au fil du temps, des belles rencontres, des amitiés improbables. Je sais tout cela, pour l’avoir éprouvé dans la chair. À commencer par cet esprit vacillant, incapable de comprendre. Seulement avec les nerfs à vifs, la vérité enfuie sous la peau.

Et de ces rencontres improbables. Un instant, laisse-moi t’en dire un mot. Elles me font toucher du doigt l’humain. Celui-là même qui me paraissait inaccessible, la veille encore. Quand tu sais que ta vie, ta douleur, ton épreuve est comprise par l’autre. Cet inconnu ou cet ami, ce lointain ou ce proche. Quand, soudain, tu ressens en toi cette étincelle. De vie, de cet autre qui traverse le miroir de tes peurs. Qui soudain te rejoint, pour avoir traversé la grande épreuve.

Je sais, je sais. Moi aussi, j’ai dû trouver les mots. Pour dire l’absurde, le comment et le pourquoi de la vie. Et de réponse en réponse, de ne plus savoir en ne plus savoir. J’ai fini par abandonner toute certitude stérile et mensongère.

Jusqu’à me retrouver avec toi,… de l’autre côté du miroir

Pascal HUBERT

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