Avec Céline PINA : « Une femme de convictions. »

Avec Céline PINA

« Une femme de convictions. »

c’est au moment où je décide de quitter la politique que ma parole commence à faire sens et à résonner. Et c’est en quittant mon parti et mes mandats que je me sens enfin utile politiquement…

Céline PINA

Née en 1970, diplômée en sciences politiques, Céline Pina, a été adjointe au maire de Jouy-le-Moutier dans le Val-d’Oise et conseillère régionale d’Île-de France (PS). Elle est fondatrice avec Fatiha Boudjahlat de « Viv(r)e la République » (mouvement citoyen, laïc et républicain), chroniqueuse et essayiste française. Elle participe en 2020 à la création de la revue Front populaire, à l’initiative de Michel Onfray.

Mais encore ?

Quels sont les « biens essentiels » de Céline PINA, ses convictions profondes, son cheminement et les rasions de ses changements de cap ? Une humaniste délicate et attachante, loin des clichés et des clivages. Une femme de combat et d’intériorité, qui a bien voulu échanger en vérité sur des questions touchant notamment à la laïcité, à l’égalité et au droit des femmes.

POUR ALLER PLUS LOIN :

  • Emissions :

– Céline Pina : une parole politique et féministe contre l’islamisme, https://laregledujeu.org/tele-rdj/celine-pina-une-parole-politique-et-feministe-contre-lislamisme/

– Céline Pina présente son dernier livre : « Ces biens essentiels », https://frontpopulaire.fr/o/Content/co521579/celine-pina-presente-son-dernier-livre-ces-biens-essentiels

– Céline Pina : Procès Charlie Hebdo, les masques tombent, https://www.youtube.com/watch?v=nIuBxyaByls

– Céline Pina : « On affronte un islamisme terroriste et politique », https://www.youtube.com/watch?v=Ru3sndLtNts

  • Publications :

– Céline Pina, « Silence coupable », Kero, avril 2016

– Zohra Bitan (dir.), « #JeSuisMila #JeSuisCharlie #NousSommesLaRépublique : 50 personnalités s’expriment sur la laïcité et la liberté d’expression », Seramis, 2020

– Céline Pina, « Ces biens essentiels », éditions Bouquins, coll. « Essais », avril 2021

– Florence Bergeaud-Blackler (dir.), Pascal Hubert (dir.), Georges Dallemagne, Nadia Geerts, Fadila Maaroufi, Karan Mersch, Céline Pina et Marcel Sel (préf. Élisabeth Badinter), « Cachez cet islamisme : Voile et laïcité à l’épreuve de la cancel culture », La Boîte à pandore, coll. « Essais », mai 2021,

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ou à m’écrire à deviens.ce.que.tu.es333@gmail.com

Une réponse sur « Avec Céline PINA : « Une femme de convictions. » »

  1. Hello Pascal

    Vidéo sympathique et assez honnête avec Céline Pina.
    J’aime bien ce parcours et son explication, sa franchise qui rejoint mes propres valeurs, mais l’aboutissement de ses convictions me laisse profondément perplexe.
    Sans doute mon côté anar qui est heurté mais la dimension du pouvoir et de la représentation, je crois que définitivement, j’ai énormément de mal.
    Si j’apprécie énormément la prise de conscience de Céline face aux faux-semblants du pouvoir, je crois que jamais je n’aurais pu rentrer dans ces jeux de dupes. C’est vraiment quelque chose qui me hérisse profondément.
    J’en ai des échos par différents petits élus que j’ai parmi mes élèves.
    Je ne sais pas comment ils font pour rentrer et rester dans ces logiques si peu respectueuses et humanistes. Si proches finalement de monarchies, de baronnies imbuvables des temps anciens.
    Jadis les rois race proscrite enrichissaient leurs partisans, chantait Clairette de l’opérette la Fille de Mme Angot, mais c’est tout à fait ça.
    Logiques qui devraient pourtant être humanistes profondément surtout en mode république démocratique et encore plus sur des questions sociales mais qui en réalité ne le sont pas.
    Même quand il s’agit de ces sujets.
    Et ça tu vois, ça me fait très mal.

    Concernant le souverainisme dans lequel rentre Céline, j’ai vraiment du mal. Là aussi c’est épidermique.
    Non que la question de la laïcité ne me préoccupe pas en tant qu’enseignante, bien au contraire.
    J’enseigne en milieu laïc et non religieux. J’y tiens énormément, déplore le communautarisme scolaire.
    Je déplore la radicalisation religieuse toutes religions confondues et je vois les dégâts que cette radicalisation religieuse fait dans la vie quotidienne, dans l’approche média, le communautarisme que cela engendre.
    Mais quand je vois qui tire les ficelles derrière le souverainisme, j’ai vraiment une petite musique pas du tout humaniste qui remonte à mes oreilles et ça, ça n’augure rien de bon.

    Il y a je trouve des pièges énormes néo-colonialistes qui nous entourent et qui mènent à un certain confusionnisme. Quand je vois des Florian Philippot, des Eugénie Bastié, Charlotte d’Ornellas, des Marion Maréchal le Pen, des profils qui pour moi en tant que proche des antifas sont clairement extrême droite, je peux pas rejoindre du tout ce type d’approche.
    Et il y a aussi de l’opportunisme à la Dutronc qui ne dit pas son nom.

    Je ne sais pas comment Céline peut continuer, une fois sa prise de conscience faite de la corruption et des compromissions, à poursuivre dans le marigot politique. Sans doute des intérêts en jeu mais, pour moi, quand je l’écoute c’est comme si elle n’avait pas complètement compris la situation. Etait encore fascinée malgré tout par ce monde un peu strass et paillettes politique. Comme s’il lui fallait une répétition sous un autre mode tout aussi abusif que le premier mais sous une autre étiquette, pour enfin mesurer où mènent ces machines absurdes.

    Il y a beaucoup à faire au plan social et économique. Nous autres femmes vivons un moment très dur où l’accès aux soins génésiques se raréfie, aux soins de santé aussi. Où la précarité des femmes dans l’emploi est majeure ainsi que les bas à très bas salaires. Ce qui fait que de plus en plus de femmes n’ont pas accès à un congé maternité. Ni à pouvoir vivre décemment de leur travail pro. Pour le vivre au quotidien en tant qu’enseignante précaire à multiples lieux d’enseignement pour seulement avoir le SMIC en fin de mois (sans titularisation possible) et ayant fait pas mal de petits boulots pour survivre malgré un diplôme supérieur, voir de nombreuses femmes enchaînées à la précarité et dans des conditions de travail très dures, je vois à quel point l’avenir est sombre et aboutira à une grande misère pour une majorité d’entre nous qui avons la cinquantaine aujourd’hui et qui risquons de vivre une vieillesse dans le dénuement le plus complet, comme nos grands-mères l’ont vécu malheureusement et encore plus nos arrières-grands-mères.
    Recul de nos droits, recul de nos libertés. La destruction active de la Sécurité Sociale, aggrave la situation. La crise sanitaire a accentué aussi le poids des violences aussi bien intrafamiliales que conjugales avec un macabre décompte de femmes décédées en à peine six mois sous les coups de leur conjoint. Et ça dépasse le clivage religieux, communautaire, etc, etc.

    Cette précarisation sociale, sanitaire, économique des femmes amène une précarisation de la vie de nos enfants et avec le renouveau de l’élitisme scolaire et de l’écrémage fin de lycée, la question de la culture et de l’éducation pour tous sont encore plus remis en cause et en question.
    On retourne vers une situation de paupérisation des classes populaires à vitesse grand V mais aussi des classes moyennes modestes. Et à fortiori quand on est une femme. Ce qui impliquera à court terme le retour du travail des enfants des classes populaires et d’un espèce d’esclavage des femmes.

    Je ne sais pas si Céline en a ou pas conscience. Si cela l’inquiète ou pas. J’espère.

    Aujourd’hui beaucoup de souverainistes sont fervents dans une démarche de pression contre l’IVG, contre la contraception, contre le divorce, pour un retour des femmes à la maison et où seule une coterie bourgeoise féminine aura droit à se reproduire et à vivre dignement.

    De plus en plus de femmes se retrouvent à la rue, à vivre dans des conditions indignes (voiture, cages d’escalier, mobil home) parce que même si elles travaillent, elles ne parviennent pas à joindre les deux bouts. Et aucun politique ne semble s’alarmer de ça. Encore moins les souverainistes.

    Est-ce normal?
    Est-ce que c’est ça une société digne, égalitaire, fraternelle et réellement sociale et humaniste?
    Je ne le pense pas.
    Pour moi, le voile, il concerne par delà le mode religieux fondamentaliste islamique, un voile de mépris sur la réalité difficile existentielle des femmes, toutes, peu importe de quelle religion ou non religion elles se réclament.
    Et ça devrait je pense être une préoccupation majeure politique et sociale.
    Ca ne l’est pas. On va découper les femmes en tranches, en catégories. On va uniquement regarder un point et pas les autres, tous les autres, toutes les galères auxquelles nous devons toutes faire face et d’autant plus quand nous relevons d’une classe sociale modeste. Et qui affecte notre survie physique même. Et celle aussi de nos enfants.
    C’est terrible je trouve de ne pas considérer les femmes dans leur globalité et dans les problèmes multiples que cette société patriarcale continue de faire peser sur notre genre. Pour continuer à tirer les marrons du feu, le pouvoir, la richesse, etc, etc.

    Pourquoi y a-t-il un tel blocage? Pourquoi les femmes politiques elles-mêmes ne se préoccupent pas de ces questions de paupérisation des femmes qui devraient toutes les faire bondir et les interpeller?

    Il me semble qu’il y a quelque chose à faire qui sort complètement des logiques religieuses. Et qui politiquement permettrait aux femmes de toutes se reconnaître dans un combat politique.
    Mais ça n’a rien à voir avec les logiques souverainistes.

    Il faut je pense retrouver des luttes comme ont pu les tenir des Rosa Luxembourg, des Madeleine Riffaud, des Germaine Tillion, des Gisèle Halimi.
    Loin, à des années lumières des femmes que je vois aujourd’hui en politique.

    Voilà! C’était mon commentaire du jour.
    Fait avec le coeur, la sincérité.
    Avec ce que j’observe aussi de la vie des femmes tous les jours.
    Quelque chose qui me fait mal et qui hélas me fait de plus en plus penser à la vie subie de nos mémés et mamies, ce qui a tendance à m’indigner profondément.

    Bises
    Françoise

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