Hélène SALVY & Pascal HUBERT : « Quand dessins et mots se mêlent et nous révèlent. »

Hélène SALVY & Pascal HUBERT

« Quand dessins et mots se mêlent et nous révèlent. »

« Visages ? Dans la rue, dans le train, que d’êtres inhabités, inaccomplis, meurtris… Où sont les visages ? Sont-ils aimés, connaissent-ils des transfigurations miraculeuses dans la lumière des yeux ou des mains qui caressent ? »

Gérard BESSIERE

POUR REJOINDRE HELENE SALVY :

– Sur Facebook : https://www.facebook.com/helene.salvy.3 : Hélène SALVY est une véritable artiste, dont les peintures et dessins, postés régulièrement sur son fil, sont aussi à vendre. N’hésitez pas à l’interpeller…

POUR REJOINDRE PASCAL HUBERT :

– Sur Facebook : https://www.facebook.com/pascal.hubert.167

– Ses livres : https://www.thebookedition.com/fr/25722_pascal-hubert

– Son blog « Deviens ce que tu es. », https://devienscequetuespindare.blog/2018/05/07/je-reve-dune-parole-de-bienveillance/

POUR MIEUX CONNAITRE L’UNIVERS D’HELENE SALVY :

– Hélène SALVY, interviewée par Anne CONDOMINE, en préambule à l’exposition du 25 mai au 8 juin 2017 au Café Charbon à Nevers, https://www.youtube.com/watch?v=dWbONjS-adU

– Hélène SALVY, à l’occasion de son vernissage, https://www.youtube.com/watch?v=VG9dzeWytmQ

– Hélène Salvy / Maurice Dulac. Dessins (détails) Hélène Salvy, Dernière chanson de Maurice Dulac pour la composition, l’orchestration, l’arrangement et l’interprétation (et d’Hélène Salvy pour le texte et les dessins)… Les dames jouent parfois à des jeux étranges et dangereux, ou les hommes se font des films, https://www.dailymotion.com/video/x3k6lh8

– « Orange amère », Poème d’Hélène Salvy mis en musique par Maurice Dulac, http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2017/05/26/maurice-dulac-du-sang-dans-le-jardin/

– Le déclin d’une voix russe dans le cabaret de la vie. Illustrations d’Hélène Salvy. Paroles et musique de Frédéric Bégnon, https://www.youtube.com/watch?v=4cLGfafEd9s

POUR MIEUX CONNAITRE L’UNIVERS D’HELENE SALVY & DE PASCAL HUBERT :

– Échange avec Hélène Salvy, à propos de ce road-movie qu’est l’existence, une aventure accidentée (avec des extraits de Charles Juliet, Samuel Beckett, Louise Erdrich, Laurence Nobécourt et Chantal Akerman), https://www.youtube.com/watch?v=HyW77HJoir8

– Hélène Salvy & Pascal Hubert : « Des mots pour se dire, des mots pour se rejoindre », https://www.youtube.com/watch?v=AfCj2LlX8w0

– Interview de Pascal Hubert, par Hélène Salvy : du mutisme à la parole, https://www.youtube.com/watch?v=1OqjTlvhUrA

– A la jointure de l’être, échange avec Hélène SALVY, https://www.youtube.com/watch?v=iFqYHUKWE5o

N’hésitez pas à laisser un commentaire sur mon blog, un avis, une réflexion ou une suggestion…

ou à m’écrire à deviens.ce.que.tu.es333@gmail.com

Une réponse sur « Hélène SALVY & Pascal HUBERT : « Quand dessins et mots se mêlent et nous révèlent. » »

  1. Beaucoup aimé cet entretien, encore une fois. Sensible et vrai.
    Je ne sais pas si Hélène l’a fait exprès ou pas mais si je prends le tableau 2 et le tableau 3, c’est la même petite fille qui est représentée. Et on retrouve la même robe. A deux âges différents.
    Et deux femmes qui se cachent aussi, chacune à sa façon, l’une derrière la croix et l’autre sous des vêtements et un bonnet qui cachent son corps. Sauf qu’on ne sait pas si celle planquée derrière la croix est la même que celle avec la petite fille.
    Personnellement, j’aurais tendance à penser que la femme et la petite fille sont une seule et même personne à des âges différents. Mais ce n’est qu’une interprétation personnelle.
    Mais je trouve que les deux tableaux se répondent, donc bravo à Pascal de les avoir choisis.
    Le corps et la géométrie dans l’espace rythmé par la couleur, j’aime bien également, l’angle choisi par Hélène m’intéresse aussi beaucoup.
    Le dépouillement me parle. Le aller à l’os est une quête je crois qui nous rassemble tout en ayant une approche picturale et dessinée totalement différente.
    Et j’ai souri en regardant l’autoportrait de jeunesse car j’ai aussi travaillé quelque chose de similaire plus jeune. Avec moitié de visage caché et noir.

    L’artiste (peu importe son domaine d’activité) est un illusionniste, je trouve. Il est très conscient de cela, très tôt (au moins de façon intuitive) et peut-être justement, c’est cette conscience d’être un illusionniste qui à la fois nourrit, alimente et justifie sa création, sa mélancolie, l’exigence d’être dans cette authenticité à la fois lourde, ironique et légère, peu importe l’état et le moment et le contexte, qui peut le faire basculer à tout moment.
    Beaucoup de gens préfèrent rester dans le déni, se soumettre à un diktat pour échapper justement à cette conscience de l’illusion qui leur est par trop insupportable et créée finalement une panique du vide.
    Qui peut nous rattraper aussi dans notre approche créative, dans notre quotidien, mais que nous passons je trouve plus notre temps à apprivoiser. Nous avons conscience que le vide crée le plein. Et ça je crois est très réjouissant. C’est un motif de joie plus que de souffrance à mesure que nous avançons.
    En tout cas pour moi, c’est un motif de joie.

    Le problème de l’art des musées aujourd’hui, c’est que le vide est devenu une réalité quotidienne tout autant qu’une escroquerie financière, vu qu’il n’y a pratiquement plus d’oeuvre ni de création physique de l’artiste. Artiste proclamé par une certaine coterie bancaire et politique, qui fait fabriquer par l’industrie, par des artisans, qui utilise uniquement des objets manufacturés par d’autres qu’il signe (comme si c’était lui qui avait fait alors que ce n’est pas lui) et que la finance décrète valoir des millions. Alors que la même coterie va décréter que dessin, peinture, sculpture ne valent plus rien ou pas grand-chose.

    Hors art conceptuel, du moins en France, le reste de la création artistique physique, charnelle, authentique est aujourd’hui masqué, en difficulté de se montrer et se vendre que ce soit en galerie ou musée. Nous sommes vus comme passéistes parce que nous continuons à produire physiquement, nos créations, nos oeuvres sont considérées par le monde de la finance comme sans valeur alors que techniquement, c’est tout un cheminement, c’est tout une conquête incroyable autant de sens que d’expression, que de travail. L’illusion de la non oeuvre est à ce point exacerbée qu’elle nous renvoie une image d’inutiles, encore plus avivée depuis la crise sanitaire.
    Et c’est je trouve d’une grande violence pour celles et ceux qui comme nous, sont encore dans la geste, dans la pratique physique artistique. Et qui y sont attachés profondément car nous y puisons notre quintessence existentielle.

    L’illusion n’a plus besoin de l’artiste finalement pour être rentable. Et l’on peut décréter et sacrer artiste quelqu’un qui ne produit absolument rien artistiquement au sens physique du terme, simplement parce qu’il a eu le bon goût de faire de la provocation qu’il pense être transgressive, d’appartenir à une bonne famille et d’avoir le bon carnet d’adresses. Absurdité suprême.
    Ce qui explique aussi que l’art au sens technique n’est plus enseigné même en école spécialisée.
    Je vois de plus en plus d’étudiants en quête de technique que leur école d’art ne leur fournit plus.
    Comme si c’était devenu inutile en dehors d’apprendre l’histoire de l’art. Et j’ai vu récemment des pétitions d’étudiants de grandes écoles parisiennes, réclamer des profs techniques parce qu’il n’y en a plus et donc les élèves ont conscience d’être limités artistiquement, ce qui est un comble.

    Je disais l’autre jour en MJC et associations, que ce sont aujourd’hui les derniers lieux d’expérimentation et d’apprentissage technique artistique en France. Et c’est je trouve très grave.
    Ca constitue une dérive profonde du marché de l’art et de la finance.

    Je rejoins à ce titre complètement l’approche de Gilles Deleuze, qui je trouve était très clairvoyant:

    Je ne sais pas comment Hélène parvient à vivre de son travail et si c’est possible pour elle aujourd’hui. Je le lui souhaite. Mais ça devient je trouve, de plus en plus difficile.
    Ca l’a peut-être toujours été au fond, mais j’ai l’impression qu’avec la récupération industrielle et bancaire de l’art et la mise en orbite d’un art non produit par des artistes, c’est devenu encore plus rude d’exister artistiquement.
    Et pourtant profondément essentiel aussi. Pour sortir de cette société de contrôle, pour inventer une liberté intérieure et personnelle. Qui n’obéisse qu’à nos propres règles.

    A vous lire. Et peut-être à échanger ensemble si le coeur vous en dit.

    Bises à tous les deux et merci.

    Françoise

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